GARY-JOUVET 45-51
d’après la correspondance Jouvet-Gary
et Tulipe ou la Protestation de Romain Gary
conception et mise en scène Gabriel Garran
collaboration artistique Myriam Lothammer
avec Audrey Bonnet, Guillaume Durieux, Jean-Paul Farré, Jean-Pierre Léonardini, Sava Lolov et Pierre Vial Sociétaire honoraire de la Comédie-Française
Ce spectacle résulte d’une double découverte, celle d’une correspondance surprenante, inattendue. Et, sorti de l’oubli, un projet théâtral totalement inédit. Transposition d’un lien, parfois ambigu, sur l’équivoque permanente de la relation entre auteur et metteur en scène. Relation éblouie et douloureuse, et ce que l’histoire ne sait pas, le rôle qu’aura joué Jouvet dans la tentative du jeune Gary d’accéder au statut d’auteur dramatique reconnu.
Soixante ans après ce ping-pong épistolaire entre Louis Jouvet et Romain Gary, cet acte de (re)naissance offre un angle de vue atypique et détonnant sur la matrice de notre époque qu’ont été les années 1945-1951.
Gabriel Garran
Albertivi//Gary-Jouvet 45-51 © CICA - Eric Garreau
Gabriel Garran, fondateur du Théâtre de la Commune, a été et reste un grand découvreur de textes. Il invite ici à pénétrer l’intimité d’une correspondance, longtemps insoupçonnée, entre deux grandes figures de l’après-guerre : Louis Jouvet, le patron installé dans sa renommée, et Romain Gary, un jeune diplomate atteint littéralement d’une fringale d'écriture, qui allait ébranler le monde littéraire en recevant deux Prix Goncourt. Leur dialogue tourne, pendant six ans, autour d’une pièce de Romain Gary, avec au centre Tulipe, personnage haut en couleur, idéaliste désespéré, interprété
aujourd’hui par Jean-Paul Farré.
La partition que chacun tient, Jouvet le Pygmalion, Gary le fils prodige (ir)révérencieux, donne lieu à une confrontation jubilatoire entre deux créateurs assoiffés d’absolu. Avec les fragments de Tulipe ou la Protestation que Gabriel Garran a choisi d’insérer, prend corps le rêve d’un spectacle tant désiré, la promesse d’une oeuvre parfaite.
Extraits
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Gary à Jouvet, le 12 mai 1950 :
Bref, à bientôt et que la patience me vienne en secours d’ici là.
Jouvet à Gary, le 5 juin 1950, télégramme :
Votre ami
