Après la répétition
de Ingmar Bergman
traduction Lucie Albertini et Carl Gustaf Bjurstöm
mise en scène Laurent Laffargue
avec Didier Bezace, Fanny Cottençon et Céline Sallette
Après que la troupe a quitté la répétition, un metteur en scène vieillissant est assoupi. La jeune comédienne qui tient le rôle principal interrompt ses songes (ou bien lui apparaît-elle dans son sommeil ?) et convoque le passé. De cette rencontre naît la pièce. Avec elle surgit sur scène la vie – ses drames et ses bonheurs. Avec elle s'incarne le processus de création – ses doutes et ses dépassements.
à L'Athénée en 2008/2009
Le grand maître de la scène et du cinéma suédois offre, au fil d'une intrigue comme lui seul savait en tisser, une réflexion intime sur son oeuvre. Il livre avec cette pièce de chambre, hommage à Strindberg, sa passion pour le théâtre, les comédien(ne)s, les femmes, qui transcendent la vie/la mort en créant… un autre que soi.
Dans la lignée des Géants de la montagne de Pirandello qu'il a créé en 2006, Laurent Laffargue, entouré d'un trio de comédiens à la justesse parfaite, poursuit sa réflexion sur les rapports entre la réalité et la fiction. En s'interrogeant, il nous interpelle sur la mise en abyme du théâtre dans le théâtre qui sait avec force questionner nos existences.
Laurent Laffargue est, à partir de cette rentrée et pour 3 saisons, l’un des 2 artistes associés du Théâtre de la Commune. Il présente cette reprise d’Après la répétition et crée en mars 2010 Casteljaloux.
Quand la pièce commence, on ne sait pas très bien si le metteur en scène se réveille ou s’il est en train de rêver l’après-répétition. Ce moment un peu particulier, je ne voulais absolument pas l’éclaircir. Je voulais rester sur ce fil ténu, sans définir précisément dans quel temps on se trouve. J'ai souhaité travailler sur cette ambiguïté qui traverse la pièce et donner l’impression d’un temps étrange où les contours restent vagues et flous. Souligner sans affirmer, pour laisser les spectateurs entre rêve et réalité.
Laurent Laffargue
extrait de l’entretien réalisé par Olivier Maby pour le journal de La Coursive, La Rochelle, juin 2007
LA PRESSE EN PARLE
Didier Bezace, exceptionnel de présence, d'intensité et de justesse [...] magnifie le texte de Bergman. Télérama. Un des plus beaux textes sur le théâtre. Les Échos. Des acteurs magnifiques qui portent avec profondeur et sensibilité toutes les nuances et les contradictions. Tout est magnifiquement rendu. Laurent Laffargue signe là un très beau spectacle qui traduit la lucidité de Bergman sur lui-même. Le Figaro. Pour qui aime le théâtre et les comédiens, c'est un régal d'entendre par les mots de Bergman sa passion pour la scène. Le Figaroscope. La mise en scène de Laurent Laffargue est d'une grande élégance. Trois comédiens qui excellent dans ce cruel et subtil tourbillon bergmanien. Le Pariscope.