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![]() © Marc Daniau |
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de Terence Rattigan avec Sébastien Accart, David Assaraf, Patrick Catalifo,
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| Ce spectacle a reçu en mai 2005 le Molière de la meilleure mise en scène et le Molière de la meilleure adaptation d'une pièce étrangère ainsi que le Prix du Syndicat de la Critique pour le meilleur acteur, Alain Libolt, le Prix du Souffleur pour le meilleur premier rôle masculin, Alain Libolt, et le Prix du Souffleur pour le meilleur second rôle masculin, Sébastien Accart. |
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Au sud de l'Angleterre, dans les années 50. Il est environ 18h30, un soir de juillet. C'est l'avant-dernier jour de l'année scolaire. Le jeune Taplow attend le professeur Crocker-Harris, le Croco, pour un cours particulier de grec ancien dont pourrait dépendre son passage dans la classe supérieure. Dans cet univers particulier des Public Schools anglaises où se mêlent, au point de se confondre, le professionnel et l'intime, cette fin de journée va se révéler éprouvante pour Andrew Crocker-Harris. ANDREW - Quand j'étais tout jeune homme, deux ans seulement
de plus que vous, Taplow, j'ai écrit, pour mon plaisir, une traduction
de L'Agamemnon - une traduction très libre - je me souviens - en
distiques rimés. |
![]() © Bellamy / 1D-photo.org |
À la recherche de soi
Être soi-même, désespérément, afin déchapper aux règles mensongères de la bienséance générale, à lambiguïté des relations amoureuses ou conjugales, voilà lobsédante recherche à laquelle semblent se livrer les personnages de La Version de Browning dont laction est située par lauteur au sein dune des institutions les plus emblématiques de la culture « british », une « public school » dans les années 50. Pour y avoir été formé lui-même pendant huit ans, il en connaît parfaitement les règles et les traditions fondées sur la rigueur et laustérité.
En deux heures de temps réel, une fin daprès-midi, le dernier jour de lannée scolaire, Rattigan nous fait assister à lémergence implacable de la vérité.
Il nous a semblé que le théâtre le plus approprié de ce douloureux dévoilement, était justement un espace de parole et dapprentissage, figé entre passé et avenir, glacial comme un tribunal et secret comme un confessionnal : la classe, vide, sorte de golgotha au sommet duquel règne et succombe le magister blessé.
Didier Bezace
Pendant dix-huit ans, Crocker-Harris s'est identifié à sa classe de seconde. D'année en année, les élèves sont passés, le lieu est resté, immuable au point d'être le costume de rigueur de cet homme emmuré en lui-même. La classe est aujourd'hui vide, quasi fantomatique, en ce dernier jour de l'année. Pendant deux heures, d'un tardif cours particulier au repas du soir, vont se délier les rapports qui unissaient les personnages dans une dépendance devenue insupportable.
Temps d'aveux et de possibles résolutions, où cherchant à " être soi-même ", une société fait l'expérience éprouvante et ambiguë de la sincérité.
Laurent Caillon
Terence Rattigan, auteur anglais, dramaturge et scénariste, est
né en 1911 dans une famille de diplomates. C'est à Oxford qu'il
se lance dans le théâtre et qu'il écrit, en 1934, First
Episode, une première pièce qui sera très vite présentée
sur la scène londonienne. De 1936 à 1956, sa production dramaturgique
est considérable et les succès s'enchaînent : French Without
Tears, While the Sun Shines, Love in Idleness, The Browning Version, Separate
Tables, The Winslow Boy ... Sa notoriété redouble quand il se
consacre à l'écriture pour le cinéma. En 1951, il se voit
décerner le Prix du scénario au Festival de Cannes pour La Version
de Browning.
Considéré jusque-là comme la voix acceptable de la contestation,
le savoir-faire méticuleux de Rattigan paraît soudain démodé
dans la société britannique protestataire des années 60.
De santé fragile, il finit par quitter son pays pour les Bermudes. Il
vivra quand même assez longtemps pour voir ses pièces triompher
de nouveau, après une longue éclipse. Mais c'est surtout depuis
sa mort, en 1977, que les metteurs en scène, s'emparant régulièrement
de ses textes, en livrent une nouvelle lecture, plus profonde et plus subversive.
production Théâtre
de la Commune - Centre dramatique national d'Aubervilliers et la Scène
Indépendante Contemporaine. Le spectacle est créé le 7
janvier 2005 au Théâtre de la Commune.
La pièce The Browning Version de Terence Rattigan est représentée
par l'agence Drama-Suzanne Sarquier (dramaparis@dramaparis.com) en accord avec
l'agence ABR à Londres.
| Débats, lectures, Cartes blanches, expositions, projections.. |
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| collaboration artistique Laurent Caillon assistante à la mise en scène Dyssia Loubatière scénographie Jean Haas assisté de Julien Tesseraud lumières Dominique Fortin costumes Cidalia Da Costa assistée de Anne Yarmola et Hafid Bachiri maquillages Laurence Otteny assistée de Marie-Laure Texier construction décor Atelier François Devineau |
| équipe technique du Théâtre de la Commune : directeur technique Bernard Estève régie générale Serge Serrano régie lumières Patrick Marchand régie son Géraldine Dudouet régie plateau Frank Boulben chef habilleuse Lucia Bo |
| La presse à la création Didier Bezace tire le meilleur de cette Version. D'excellents comédiens. Le Monde Thriller théâtral à forte émotion. De grands acteurs. Télérama Une comédie noire avec toujours les merveilleux magiciens d'Aubervilliers et de formidables interprètes. France Inter Un moment exceptionnel. Magistral directeur d'acteur. Le Journal des Spectacles La démonstration est implacable, administrée par une distribution sans faille. La Croix Si intelligemment mise en scène par Didier Bezace avec des interprètes à la hauteur. L'Humanité Un beau spectacle de Didier Bezace. Alain Libolt est bouleversant. Politis Didier Bezace l'a montée à la perfection. Chef-d'oeuvre. Le Nouvel Observateur L'extraordinaire interprétation d'Alain Libolt. Une belle audace. Le Figaro L'interprétation d'Alain Libolt est de bout en bout admirable. Une leçon magistrale. Le Journal du Dimanche Une force subtile. Un grand raffinement. Les Échos Une pièce passionnante. Une réussite exemplaire. Coup de chapeau à tous. La Tribune. > > en savoir plus < < |