théâtre de la Commune
 
La Version de Browning
visuel
© Marc Daniau
   

de Terence Rattigan
traduction Séverine Magois
mise en scène Didier Bezace

avec   Sébastien Accart, David Assaraf, Patrick Catalifo,
Sylvie Debrun, Alain Libolt, Adeline Moreau

créé en janvier 2005
reprise du 28 novembre au 23 décembre 2005
> en tournée en 2006/2007

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Ce spectacle a reçu en mai 2005 le Molière de la meilleure mise en scène et le Molière de la meilleure adaptation d'une pièce étrangère ainsi que le Prix du Syndicat de la Critique pour le meilleur acteur, Alain Libolt, le Prix du Souffleur pour le meilleur premier rôle masculin, Alain Libolt, et le Prix du Souffleur pour le meilleur second rôle masculin, Sébastien Accart.
 

Au sud de l'Angleterre, dans les années 50. Il est environ 18h30, un soir de juillet. C'est l'avant-dernier jour de l'année scolaire. Le jeune Taplow attend le professeur Crocker-Harris, le Croco, pour un cours particulier de grec ancien dont pourrait dépendre son passage dans la classe supérieure. Dans cet univers particulier des Public Schools anglaises où se mêlent, au point de se confondre, le professionnel et l'intime, cette fin de journée va se révéler éprouvante pour Andrew Crocker-Harris.

ANDREW - Quand j'étais tout jeune homme, deux ans seulement de plus que vous, Taplow, j'ai écrit, pour mon plaisir, une traduction de L'Agamemnon - une traduction très libre - je me souviens - en distiques rimés.
TAPLOW - Tout L'Agamemnon - en vers ? Ça a dû être dur, monsieur.
  Terence Rattigan, La Version de Browning

 

La Version de Browning
© Bellamy / 1D-photo.org

À la recherche de soi
Être soi-même, désespérément, afin d’échapper aux règles mensongères de la bienséance générale, à l’ambiguïté des relations amoureuses ou conjugales, voilà l’obsédante recherche à laquelle semblent se livrer les personnages de La Version de Browning dont l’action est située par l’auteur au sein d’une des institutions les plus emblématiques de la culture « british », une « public school » dans les années 50. Pour y avoir été formé lui-même pendant huit ans, il en connaît parfaitement les règles et les traditions fondées sur la rigueur et l’austérité.
En deux heures de temps réel, une fin d’après-midi, le dernier jour de l’année scolaire, Rattigan nous fait assister à l’émergence implacable de la vérité.
Il nous a semblé que le théâtre le plus approprié de ce douloureux dévoilement, était justement un espace de parole et d’apprentissage, figé entre passé et avenir, glacial comme un tribunal et secret comme un confessionnal : la classe, vide, sorte de golgotha au sommet duquel règne et succombe le magister blessé.   Didier Bezace

Pendant dix-huit ans, Crocker-Harris s'est identifié à sa classe de seconde. D'année en année, les élèves sont passés, le lieu est resté, immuable au point d'être le costume de rigueur de cet homme emmuré en lui-même. La classe est aujourd'hui vide, quasi fantomatique, en ce dernier jour de l'année. Pendant deux heures, d'un tardif cours particulier au repas du soir, vont se délier les rapports qui unissaient les personnages dans une dépendance devenue insupportable.
Temps d'aveux et de possibles résolutions, où cherchant à " être soi-même ", une société fait l'expérience éprouvante et ambiguë de la sincérité.    Laurent Caillon

 

Terence Rattigan, auteur anglais, dramaturge et scénariste, est né en 1911 dans une famille de diplomates. C'est à Oxford qu'il se lance dans le théâtre et qu'il écrit, en 1934, First Episode, une première pièce qui sera très vite présentée sur la scène londonienne. De 1936 à 1956, sa production dramaturgique est considérable et les succès s'enchaînent : French Without Tears, While the Sun Shines, Love in Idleness, The Browning Version, Separate Tables, The Winslow Boy ... Sa notoriété redouble quand il se consacre à l'écriture pour le cinéma. En 1951, il se voit décerner le Prix du scénario au Festival de Cannes pour La Version de Browning.
Considéré jusque-là comme la voix acceptable de la contestation, le savoir-faire méticuleux de Rattigan paraît soudain démodé dans la société britannique protestataire des années 60. De santé fragile, il finit par quitter son pays pour les Bermudes. Il vivra quand même assez longtemps pour voir ses pièces triompher de nouveau, après une longue éclipse. Mais c'est surtout depuis sa mort, en 1977, que les metteurs en scène, s'emparant régulièrement de ses textes, en livrent une nouvelle lecture, plus profonde et plus subversive.

 
 
production
Théâtre de la Commune - Centre dramatique national d'Aubervilliers et la Scène Indépendante Contemporaine. Le spectacle est créé le 7 janvier 2005 au Théâtre de la Commune.
La pièce The Browning Version de Terence Rattigan est représentée par l'agence Drama-Suzanne Sarquier (dramaparis@dramaparis.com) en accord avec l'agence ABR à Londres.

 

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autour des spectacles
 
collaboration artistique Laurent Caillon • assistante à la mise en scène Dyssia Loubatière • scénographie Jean Haas assisté de Julien Tesseraud • lumières
Dominique Fortin • costumes
Cidalia Da Costa assistée de Anne Yarmola et Hafid Bachiri • maquillages Laurence Otteny assistée de Marie-Laure Texier • construction décor Atelier François Devineau
équipe technique du Théâtre de la Commune : directeur technique Bernard Estève • régie générale Serge Serrano • régie lumières Patrick Marchand • régie son Géraldine Dudouet • régie plateau Frank Boulben • chef habilleuse Lucia Bo
 
revue de presse
La presse à la création
Didier Bezace tire le meilleur de cette Version. D'excellents comédiens. Le Monde • Thriller théâtral à forte émotion. De grands acteurs. TéléramaUne comédie noire avec toujours les merveilleux magiciens d'Aubervilliers et de formidables interprètes. France Inter • Un moment exceptionnel. Magistral directeur d'acteur. Le Journal des Spectacles • La démonstration est implacable, administrée par une distribution sans faille. La CroixSi intelligemment mise en scène par Didier Bezace avec des interprètes à la hauteur. L'HumanitéUn beau spectacle de Didier Bezace. Alain Libolt est bouleversant. Politis Didier Bezace l'a montée à la perfection. Chef-d'oeuvre. Le Nouvel ObservateurL'extraordinaire interprétation d'Alain Libolt. Une belle audace. Le FigaroL'interprétation d'Alain Libolt est de bout en bout admirable. Une leçon magistrale. Le Journal du Dimanche • Une force subtile. Un grand raffinement. Les Échos • Une pièce passionnante. Une réussite exemplaire. Coup de chapeau à tous. La Tribune.
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