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Quelques questions
sur le bonheur |
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Le
voyage à La Haye
de Jean-Luc Lagarce
mise en scène de François Berreur avec Hervé
Pierre
du 14 octobre au 10 novembre
1999 |
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Le
festin pendant la peste
texte Robespierre, Céline, Genet, Mentré
mise en scène Alain Milianti
du 18 novembre au 12 décembre
1999 |
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Le
Colonel-oiseau
de Hristo Boytchev
mise en scène de Didier Bezace
du 7 au 23 décembre
1999 et du 7 au 21 janvier 2000 |
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Silence
complice
de Daniel Keene
mise en scène de Jacques Nichet
du 2 mars au 26 mars 2000 |
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Tout
mon possible
d'Emmanuel Bourdieu
mise en scène de Denis Podalydès
du 15 mars au 9 avril 2000 |
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Un
conte d’amour
d’après Peine d'amour perdue de Shakespeare
mise en scène Emmanuel Demarcy-Mota
du 19 au 28 avril 2000, spectacle
tout public à partir de 9 ans |
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Quoi
? - L’éternité
Compagnie Hendrick Van Der Zee
mise en scène de Guy Alloucherie
du 10 au 28 mai 2000 |
Rien serait, dit-on, une des formes
les plus accomplies du bonheur, paisible, exempte de joies et de souffrances;
un genre de félicité durable qui s'écoule, s'étale,
s'immobilise et touche presque à l'éternité. Contrairement
à ce que pourrait laisser entendre la syntaxe, mieux que rien
n'est pas un supplément de cette tranquille et presque divine
extase, mais l'inverse exactement: une forme de dopage, une pause pour
reprendre son souffle, une ruse bien humaine qui consiste à regarder
plutôt la distance parcourue que celle à parcourir; c'est
la base d'un contentement élémentaire que s'accorde notre
humanité moyenne dans sa course au bien-être. Par où
l'attraper? par tous les bouts, la chance, le hasard, l'obstination,
la cruauté, l'aveuglement. Lui courir après c'est peut-être
déjà en soi une forme de ce bonheur impénitent
qui nous agite et nous fait vivre avant même de nous rendre heureux.
Et puisque le théâtre fut de tout temps le lieu privilégié
de ce ressassement obsessionnel, il nous a paru possible de réunir
sous cet emblème modeste les auteurs qui vont nous accompagner
durant toute la saison. Chacun à leur manière, ils nous
parlent de lutte, de naissances, d'espoir - parfois mal récompensé
- d'accomplissement impossible ou simplement d'absurde et inconsciente
gaieté. Ils restent, comme tous les poètes, les précieux
témoins d'un perpétuel questionnement sur ce qui nous
pousse à marcher. Vers quoi?...
Ajoutons qu'ils sont contemporains
et le plus souvent inconnus. C'est une raison supplémentaire
de compter encore une fois sur votre fidélité et votre
goût d'un théâtre qui cherche obstinément
à mêler plaisir et découverte.
Didier
Bezace
questions sur le bonheur
Lectures, rencontres, débats, cinéma...
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