vendredi 9, samedi 10
et mardi 13 novembre à 20h30, dimanche 11 novembre à 16h et mercredi 14 novembre à 19h30
dates adhérents / abonnés du 9 au 14 novembre
durée 2h10 avec entracte
  

 

Dans le rôle de la victime
© D Matvejev
 

avec Dalia Brenciute, Ruta Butkute, Algirdas Dainavicius, Dainius Gavenonis, Airida Gintautaite, Darius Gumauskas, Vaidotas Martinaitis, Dalia Micheleviciute, Egle Mikulionyte, Audrius Nakas, Ramunas Rudokas, Rytis Saladzius, Kostas Smoriginas et Julius Zalakevicius

 

video playing the victim
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scénographie Jurate Paulekaite musique Mickluckho Mc Laren et Gintaras Sodeika lumières Eugenijus Sabaliauskas costumes Agne Kuzmickaite
   
pdfDossier pédagogique


production Oskaro Korsunovo Teatras (Lituanie), Ministère lituanien de la Culture et Municipalité de Vilnius avec le soutien de l'ONDA pour la tournée

Le spectacle a été créé le 17 novembre 2005 à Vilnius au Théâtre national dramatique de Lituanie.

Saison 2007/2008   Raison, déraison
Dans le rôle de la victime

[Playing the victim]
de Oleg et Vladimir Presniakov
spectacle en lituanien surtitré, traduction Gilles Morel
mise en scène Oskaras Korsunovas
affiche  
 
Metteur en scène incontournable du théâtre lituanien, Oskaras Korsunovas s'est imposé sur la scène européenne, et a su rapidement conquérir la critique internationale avec une œuvre engagée. Le Théâtre de la Commune a déjà accueilli deux de ses mises en scène, en 2004
Roméo et Juliette et en 2006 Le Maître et Marguerite. Il y revient avec une comédie déjantée, un pamphlet au ton shakespearien sur les pays de l'Est et leur jeunesse désœuvrée.


Jouer la victime, c'est ce que fait Valya, jeune homme d'aujourd'hui, employé par la police pour prendre la place du mort lors de reconstitutions criminelles. Un métier comme un autre qui devient le prétexte de scènes totalement cocasses. De défenestration au courant d'air absent en noyade à sec, ces enquêtes à l'emporte-pièce et aux conclusions tirées d'avance par un policier véreux, tournent en dérision tout un système. Dans sa famille, Valya fait face à la même absurdité. Il reçoit une nuit la visite de son père décédé qui accuse sa mère de l'avoir empoisonné – pour vite le remplacer par son oncle, lui-même figure emblématique d'une certaine Russie, toute en puissance jusque dans ses travers.
Sur fond de musique pop-rock endiablée, le plateau « brûle » sous la satire corrosive de cet Hamlet contemporain, fils vengeur, homme complexe, mû par une réalité intérieure dont l'essence est celle de la fiction et qui joue avec la vie pour dénoncer le chaos du monde.

Dans le rôle de la victime
© D Matvejev

J'ai toujours été intéressé par un certain aspect du théâtre : la possibilité d'exprimer ce qui ne peut pas être transmis par les mots, et créer une mystérieuse communication interne entre le public et la scène. [Sur le plateau], la divergence entre les mots et l'action, tout comme entre les mots et les images, est très importante pour moi. Cette divergence facilite l'émergence de nouvelles significations… L'expression visuelle, le mouvement et la chorégraphie sont employés eux aussi dans le but de faire émerger un autre espace de significations qui communique activement avec le public lors de l'interprétation des mouvements et des mots. C'est cela, je pense, qui constitue le vrai théâtre.
Oskaras Korsunovas

 
Repère
Les frères russes Presniakov sont dans leur pays parmi les auteurs les plus populaires d'aujourd'hui. En 2002, leur pièce Terrorisme, d'abord créée à Moscou, connaît très vite un succès international. Leur écriture, très novatrice, se distingue par sa cruauté, la précision de ses ressorts dramaturgiques, les traits durs et satiriques dont elle est inspirée, décochés çà et là contre la Russie. Une adaptation cinématographique de leur pièce Dans le rôle de la victime a reçu en 2006 le prix du Meilleur film de la Fête du Cinéma de Rome. Devant le jury, son réalisateur Kirill Serebrennikov dit avoir réalisé ce film « pour la Russie et pour les Russes », avec l'espoir qu'« il pourrait changer l'esprit des gens ».