Theatre de la Commune Revue de presse
Ici, tout participe à l'odyssée de cette femme extraordinaire admirablement interprétée par Geneviève Mnich. Le Figaro. Ce que l'on retient surtout de cette histoire, c'est la compassion infinie du metteur en scène pour son personnage principal, interprété magnifiquement par Geneviève Mnich. Le Monde. Geneviève Mnich, lumineuse. Les Échos. Geneviève Mnich ... (a) quelque chose en elle de Giulietta Massina dans Ginger et Fred : un côté inentamé et inentamable, un rien lunaire... Un spectacle singulièrement prenant, dont les images continuent longtemps d'effleurer la mémoire. Libération. Un spectacle captivant et comiquement noir... Bravo! ... et l'on grave en soi les fabuleux interprètes. France Musique. Très bien adapté, le texte passe brillamment les feux de la rampe et offre une belle partition aux comédiens. Geneviève Mnich compose une May débordante d'humanité et de désirs longtemps étouffés. Un superbe portrait. Jasmin. Un travail magnifique de Didier Bezace. Le Masque et la Plume.

Le comédien Patrick Catalifo devant être immobilisé temporairement à cause d'une grosse entorse, Vincent Winterhalter reprend le rôle de Darren du 22 mai au 3 juin.
avec
Antoine Basler • Maya Borker • Jean Haas* • Geneviève Mnich • Lisa Schuster • Vincent Winterhalter
 
(*Jean Haas comédien et Jean Haas scénographe sont deux homonymes.)
et dans les rôles des enfants
en alternance
Laura Rosero-Melo et Antonin Pinguet, Valentine Cornier-Vinci et Valentin Bonetti, Océanne Bondeaux et Thomas Guillotte, Axelle Perrault de Jotemps et Obeid Mousa
 
collaboration artistique
Laurent Caillon

assistante à la mise en scène
Dyssia Loubatière scénographie
Didier Bezace et Jean Haas*
musique Laurent Caillon et Teddy Lasry composition et interprétation création sonore François Weber
lumières Dominique Fortin
avec la collaboration de
David Pasquier
costumes Cidalia Da Costa
maquillages, perruques et coiffures Cécile Kretschmar
chorégraphie Cécile Bon
construction décor
Atelier François Devineau

équipe technique
du Théâtre de la Commune

* Jean Haas comédien et Jean Haas scénographe sont deux homonymes. 
       
    Dossier pédagogique
       
 
Saison 2006/07
May  
création - d’après The Mother, film de Roger Michell, scénario d'Hanif Kureishi
traduction Dyssia Loubatière
mise en scène Didier Bezace

 
affiche May
© Marc Daniau  
    

du jeudi 26 avril au dimanche 3 juin 2007
du mardi au samedi à 21h sauf les mardi 8 mai et jeudi 17 mai à 16h30 le dimanche à 16h30 relâches exceptionnelles le dimanche 29 avril et le mardi 1er mai

Le scénario original du film The Mother d'Hanif Kureishi est représenté par The Agency à Londres (info@theagency.co.uk) qui accorde au Théâtre de la Commune les droits d'adaptation française pour la scène.

  
C'est un des drames de l'humain que de s'apercevoir
que la mère n'est pas que mère
mais qu'elle est femme.

Michèle Abbaye

May vient de perdre son mari, elle flotte entre le refus de vieillir comme une veuve ordinaire et l’absence de projet dans sa vie. Jusqu’au jour où, presque par hasard, un baiser la réveille et l’entraîne dans une expérience de jeune fille, retrouvant une part d’elle-même enfouie dans son coeur et dans son corps.


photo May
© Pierre Grosbois
 
Parmi les mamans qui s'inviteront au Théâtre de la Commune durant cette saison, à travers les oeuvres diverses issues de la littérature dramatique ou romanesque que nous avons le plaisir de vous présenter, il nous a paru indispensable d’accorder une place à May, peut-être la plus moderne d’entre toutes celles que vous pourrez découvrir : mère ordinaire, épouse modèle, grand-mère sans histoires, May ressemble à beaucoup de femmes que nous connaissons ou que nous croyons connaître. Elle fait un parcours paradoxal, scandaleux au regard du rôle qu’elle-même et la société lui assignent. May se surprend et nous surprend, elle s’évade de son emploi par instinct de survie et part à la recherche d’une personne oubliée qui n’est autre qu’elle-même, qu’elle redécouvre avec étonnement et un plaisir juvénile, et qu’elle assume en toute liberté.
Didier Bezace


Repères
Pour Hanif Kureishi, né en 1954 au Royaume-Uni, de père pakistanais et de mère anglaise, écrire est une question de survie dans le Londres des années 70. Il y est confronté au racisme, à la violence des skinheads et à la xénophobie compassée des classes moyennes. Il connaît l'arbitraire des signes.
Très tôt, il s'est forgé une place originale dans la littérature postcoloniale, et revendique une identité hybride, pakistanaise et anglaise, pour exercer sa critique, douce et amère, de cette Angleterre aux travers conservateurs qui est son pays. En fil conducteur de son oeuvre, on retrouve le dilemme entre soif de liberté et désir d'appartenance, que ce soit à une culture, à une nationalité ou à la famille. Sur le mode du réalisme poétique, il puise son inspiration dans la vie des gens ; c'est là que se tient la politique pour cet écrivain du quotidien. Depuis la cellule familiale, on ressent les préoccupations qui lui sont chères : la banlieue, la débrouille, la crise de la paternité, l'érotisme, l'apprentissage, la créativité et les récompenses de l'art.
Son premier roman, Le Bouddha de banlieue, est devenu un classique, au programme dans les lycées anglais. Son premier scénario, My Beautiful Laundrette, réalisé par Stephen Frears, a reçu l'Oscar du meilleur scénario. Intimité, où Kureishi met à nu le couple, est adapté au cinéma par Patrice Chéreau. Le film reçoit l’Ours d’Or à Berlin et le Prix Louis Deluc.
Se succèdent, dans l'écriture de Kureishi, des histoires d'amour dont la franchise et l’anticonformisme prêtent à une saine controverse. Il dit lui-même « s'intéresser toujours à la manière dont la sexualité rompt nos certitudes pour nous offrir une ouverture ». Il récidive avec le scénario de The Mother, portrait d'une vieille dame qui semble, envers et contre tous, se mettre à l'écoute de ses passions pour la première fois. La renaissance de cette appétence sexuelle est d’autant plus originale qu’elle survient chez un être qu’on imagine perdu pour la cause. L’auteur se sert de cette recherche du plaisir pour également suggérer la déshumanisation d’un monde occidental désireux d’enterrer ses vieux avant l’heure. The Mother offre un tableau saisissant d’une société où le matérialismeérigé en valeur va de pair avec un conservatisme sexuel étouffant, pour les personnes déterminées à vivre librement leur désir.

 
production Théâtre de la Commune – Centre dramatique national d’Aubervilliers