Theatre de la Commune

traduction Valeria Tasca
collaboration artistique
Laurent Caillon

assistante à la mise en scène
Dyssia Loubatière scénographie Jean Haas
lumières Dominique Fortin
costumes Cidalia Da Costa
assistée d'Élisabeth Cerqueira
construction décor
Atelier François Devineau
équipe technique
du Théâtre de la Commune

  


Dossier pédagogique

 

Egalité homme-femme :
où en est-on ?
> Quelques chiffres


 

Revue de presse
Un moment finement burlesque. Ariane Ascaride, une formidable actrice populaire. Le Monde.
Une corrosive férocité. Ariane Ascaride est parfaite.
Le Figaro.
Un tempérament de grande actrice populaire comme on n'en fait plus, entre Magnani et Girardot, charnelle et instinctive, capable de faire rire et pleurer à la fois.
Télérama.
Une mise en scène d'une rare intelligence.
Le Figaroscope.
On est à la fête italienne, telle qu'on l'aime.
Les Échos.


 

Saison 2006/07
La maman bohême
suivi de  Médée  

  deux pièces de Dario Fo et Franca Rame
adaptation et mise en scène Didier Bezace
   

© Marc Daniau
 

avec Ariane Ascaride
et la participation de Gérald Cesbron et Thierry Gibault en alternance

création du 8 novembre au 17 décembre 2006
puis en tournée 
>> reprise en octobre 2007
 

Pour l'amour de ces enfants, sacrifie-toi, Médée ! À l'honneur d'être mère fais plier l'orgueil de la femme... Pour le bien de ta chair, consens. Dario Fo et Franca Rame

 
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© CICA / real. Eric Garreau

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la maman boheme - ariane ascaride
Ariane Ascaride © Brigitte Enguerand
  
Pour Franca Rame et Dario Fo, auteurs, acteurs, militants d'extrême gauche dans une Italie agitée de courants politiques radicaux et contradictoires, la parole est une arme ; ni langue de bois, ni catéchisme politique moralisateur, c'est l'expression ludique d'une verve et d'une insolence à l'état pur, d'un comique vengeur, d'une invention sans cesse renouvelée au service de la liberté.
Les deux monologues que nous avons réunis ici comme deux actes d'une féroce comédie maternelle sont de cette nature : la maman bohême se sert de sa langue bien pendue et du théâtre le plus cruel pour partir à l'assaut des idées reçues et construire pour notre plaisir un personnage émouvant de femme combattante.
Au moment où nous nous apprêtons à jouer ces pièces devant vous, nous apprenons que des femmes se sont réunies sur le parvis d'une église parisienne pour donner, en public, le sein à leur progéniture afin de réhabiliter ce geste hautement maternel, nous apprenons aussi que le nouveau pape, moins voyageur que l'ancien mais tout aussi virulent, vient d'ouvrir grand les bras maternels de la sainte église apostolique et romaine à un prêtre intégriste qui adore chanter la messe en soutane et en latin… au secours, Franca, Dario, revenez !! nous avons encore besoin de vous ; dans ce monde que berce l'obscurantisme renaissant, nous risquons d'avoir besoin de vous encore un certain temps afin d'entendre, pour notre sauvegarde et notre santé morale, le rire salutaire des baladins à qui on ne la fait pas. Le rire libère l'homme de la peur. Tout obscurantisme, tout système de dictature est fondé sur la peur. Alors, rions ! disait Dario Fo*.
Didier Bezace
*
Dario Fo, entretien paru dans L'Express , janvier 2006

 

Repères
En 1997, Dario Fo a reçu le prix Nobel de littérature pour avoir « dans la tradition des bateleurs médiévaux fustigé les pouvoirs et restauré la dignité des humiliés ». Dans Récits de femmes , recueil de pièces courtes écrites avec Franca Rame, il brosse différents portraits de femmes, inspirés par la lutte des Italiennes pour obtenir le droit au divorce et la légalisation de l'avortement. Ces combats, bien que marqués par les années 70 italiennes, ont une portée universelle : la lutte des femmes pour la maîtrise de leur vie.
Dans ces pièces, les héroïnes prennent conscience du rôle de « femme modèle » dans lequel elles ont été enfermées : mère, amante, maîtresse de maison. Un désir de liberté croise brutalement leur chemin, par des voies différentes : la maman bohême, à la recherche de son fils anarchiste, goûte aux plaisirs de la vie libre dans une communauté hippie ; Médée, abandonnée par son mari pour une plus jeune, se rebelle contre l'ordre établi qui lui demande d'accepter son sort. Pour devenir une femme nouvelle, l'une fuit enfant et mari qui ont lancé les carabiniers à ses trousses pour qu'elle rentre à la maison, l'autre souhaite la mort de ses enfants (quitte à entraîner sa perte) pas tant pour punir le mari infidèle que pour s'affranchir de toute contrainte.
Didier Bezace met en scène ces deux monologues ravageurs avec Ariane Ascaride, interprète connue des films de Robert Guédiguian ( Marius et Jeannette , Marie-Jo et ses deux amours , Le Voyage en Arménie), d' Éléonore Faucher ( Brodeuses ) ou d' Emmanuel Mouret ( Changement d'adresse ) .

 
production Théâtre de la Commune, Centre dramatique national d'Aubervilliers
Le spectacle est créé le 8 novembre 2006 au Théâtre de la Commune.
Le texte des deux pièces est publié chez Dramaturgie Éditions dans le tome IV Dario Fo/Franca Rame, Récits de femmes et autres histoires , 1986.