théâtre de la Commune
 
Le Maître et Marguerite
spectacle en lituanien, surtitré

© Marc Daniau
   

d'après Mikhaïl Boulgakov
mise en scène Oskaras Korsunovas
  
avec
Rytis Saladzius, Aldona Bendoriute, Airida Gintautaite, Dainius Gavenonis, Dainius Kazlauskas, Saulius Mykolaitis, Arunas Sakalauskas, Andrius Zebrauskas, Remigijus Vilkaitis, Egle Mikulionyte, Vaidotas Martinaitis, Rasa Samuolyte,Jolanta Dapkunaite, Algirdas Dainavicius, Algirdas Gradauskas, Darius Gumauskas,Petras Geniusas, Donaldas Racys

du jeudi 16 au dimanche 19 mars 2006
du jeudi au samedi à 20h30, le dimanche à 16h
durée 3h avec entracte - spectacle en lituanien, surtitré
Offre découverte Le Maître et Marguerite
Bénéficiez du 16 au 19 mars d'un tarif préférentiel de 15€    > > en savoir plus
 
Dans le Moscou des années 30 se nouent deux intrigues : d'une part, la visite du Diable flanqué d'une pittoresque suite qui sème la panique dans le monde mesquin des littérateurs et des bureaucrates, et d'autre part, la persécution d'un écrivain anonyme, le Maître, contraint de brûler sa dernière oeuvre, véritable roman dans le roman de Boulgakov, qui raconte l'impossible dialogue entre le philosophe Yeshoua et le procurateur Ponce Pilate. S'ajoutent les amours, en
rupture avec les valeurs traditionnelles, du Maître et de Marguerite, femme bourgeoise mariée qui pactise avec le Diable. Les histoires se lient lorsque le Malin, illusionniste, justicier et mécène, qui prononce une des phrases les plus célèbres de la littérature russe « Les manuscrits ne brûlent pas », sauve le livre du Maître, et lui fait rencontrer Pilate.
Ce roman soumis au feu roulant de la censure ne sera publié qu’en 1966, vingt-six ans après la mort de l’écrivain. Au-delà du plaidoyer contre les dérives totalitaires de la Russie des années 30, Mikhaïl Boulgakov pose une question universelle à travers les figures symboliques de l’écrivain maudit et de la femme amoureuse: la création est-elle une valeur spirituelle qui mérite le sacrifice absolu de sa vie ?

 

Le Maître et Marguerite
Photo Dmitrij Matvejev
 

La densité de sens et l'intrigue très élaborée du Maître et Marguerite rendent impossible sur scène sa réalisation complète. C'est pourquoi la seule issue est de couper juste un petit morceau de la lune magique de cette oeuvre. La relation entre le Diable et Marguerite, histoire de Faust réalisée à travers une femme, est le thème principal du roman. C'est un fil conducteur douloureux et au fort ressort dramatique. Marguerite n'est pas seulement une femme qui s'est sacrifiée comme dans le Faust de Goethe ; elle est celle qui a consciemment choisi l'autodestruction perpétuelle par amour, qui est pour elle la plus grande source de création. Woland (le Diable) et sa suite effrayante et grotesque sont dotés de quelques traits sympathiques – ce qui n'est pas un hasard dans ce roman. Dans le système totalitaire stalinien, eux seuls restent impunis pour leur liberté d'esprit. Plus encore, ils démentent toute démagogie idéologique : ils sont les seuls à accorder au Maître et à Marguerite le droit à l'individualisme.
Oskaras Korsunovas
 

>> En savoir plus : www.okt.lt

  
production
Oskaro Korsunovo Teatras (Lituanie), Festival d'Avignon, Theater der Stadt Remscheid avec le soutien du Ministerium für Arbeit, Soziales und Stadtentwicklung, Kultur und Sport des Landes NRW (Allemagne), THEOREM avec l'aide du Ministère lituanien de la Culture et le soutien de l'ONDA pour les surtitres
Le spectacle a été créé au Festival d'Avignon 2000.
Le Théâtre de la Commune a accueilli en 2004 Roméo et Juliette de Shakespeare mis en scène par Oskaras Korsunovas.

 

 


Photo Dmitrij Matvejev
  
 
adaptation et dramaturgie Sigitas Parulskis  scénographie Jurate Paulekaité  costumes Vida Simanaviciute et Aleksandras
Pogrebnojus
 musique Gintaras Sodeika  surtitres Akvile Melkunaite

 
Revue de presse
(...) il est rare que des créations made in France procurent autant de plaisir et surtout de stupeur. Véritable rénovateur du théâtre (...), Korsunovas montre ici encore son attirance pour les chemins non balisés. Télérama.
Une sarabande endiablée. Quinze acteurs qui, trois heures durant, cavalcadent, voltigent. Quinze funambules équilibristes. Une mise en scène charivari, tourbillonnante, explosive. Le Monde.
Un brio peu commun. Du roman de Mikhaïl Boulgakov, voici une version nerveuse et diabolique. Sur scène tout se passe dans l'ordre d'un cauchemar à tiroirs, par le truchement d'acteurs jeunes d'une mobilité et d'une souplesse imparables. Il est clair qu'avec ce brillant jeune homme on tient quelqu'un d'une grande valeur. L'Humanité

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