| Rencontres Ici et Là |
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| Aux beaux jours, le Théâtre de la Commune part s’installer dans des lieux inattendus pour
continuer à rencontrer les gens d’Aubervilliers, ailleurs, autrement, continuer aussi à conquérir le public, à le séduire, à l’enrichir, en l’incitant à partager le théâtre comme un acte vivant de réflexion sur soi-même et sur le monde. Les artistes et les compagnies posent leurs valises au coeur des quartiers, réaffirmant que le théâtre doit rester un art itinérant, capable aussi de se mêler à d’autres arts – musique, cirque, jongle, arts plastiques… – pour inventer des formes esthétiques fortes et nouvelles. Après avoir préparé ce moment de Rencontres avec les associations parfois plusieurs mois en amont, ils investissent pendant dix jours une église, un magic mirror, des écoles et des lycées, des associations, le Théâtre Équestre Zingaro, l’Espace Renaudie, la rue, et d’autres lieux encore, pendant que les jeunes des collèges d’Aubervilliers et du 93, des lycées ou du Conservatoire Régional 93 d’Aubervilliers-La Courneuve, les membres de l’association Et Si On Réenchantait le Social, ou les slameurs sur les traces de la 93 Slam Caravane, apprivoisent dans nos salles une vraie scène, et peuvent y présenter le résultat de leur travail devant un large public. Les ateliers se poursuivent pendant les Rencontres, autour des spectacles. Chaque journée sera l’occasion de d écouvrir des démarches professionnelles artistiques différentes, ou des présentations d’ateliers avec des amateurs engagés, mais aussi de partager des moments de convivialité lors des débats, des bals, des veillées, des buffets-rencontres, qui suivront les spectacles… parce que le théâtre doit plus que jamais être revendiqué comme un lieu de partage et d’échange d’idées autour d’une vraie exigence artistique, pour affirmer encore une fois que le droit à la vie artistique est inaliénable, quels que soient les lieux où l’on vive, et que la volonté d’inscrire coûte que coûte la création artistique dans la vie de la cité ne doit pas faillir, comme un signe de résistance au délaissement et à l’exclusion. |
| Didier Bezace |