THEATRE DE LA COMMUNE


Alexandre Haslé

Le roi grenouille, Métamorphoses, La pluie , Le Souffle de K.

Il est né le 4 juillet 1965 à Boulogne. De 1984 à 1986, il travaille l'histoire de la musique, l'arrangement, le saxophone et la contrebasse au Centre d'Informations Musicales de Paris. Puis il se destine au théâtre et suit une formation au Théâtre École du Passage-Niels Arestrup de 1989 à 1992 où il travaille l'improvisation, le masque, le clown, l'acrobatie, le chant et la danse.
De 1991 à1996, il joue dans plusieurs compagnies avant de rencontrer la marionnettiste Ilka Schönbein. D'abord son partenaire dans Métamorphoses, il écrit et interprète avec elle Le Roi Grenouille, deuxième spectacle du Theater Meschugge. Après trois années passées à ses côtés, il fonde la compagnie Les lendemains de la veille…
Le premier spectacle proposé par la compagnie, la pluie de Daniel Keene, a été créé et produit au Théâtre de la Commune – Centre dramatique national d'Aubervilliers en mai 2001, et tourne depuis en France et à l'étranger.
Parallèlement, il est scénographe et/ou décorateur pour d'autres metteurs en scène : Jérôme Hankins ( Les Enfants d'Edward Bond – Théâtre-Studio, Alfortville, 2002), Philippe Adrien ( L'Ivrogne dans la brousse d'Amos Tutuola – Théâtre de la Tempête, 2002, et L'Enfant rêve d'Hanokh Levin – Rencontres de la Cartoucherie, 2003), Adel Hakim ( Iq et Ox de Jean-Claude Grumberg – Théâtre du Rond-point, 2004).

La Compagnie Les lendemains de la veille...
Née du désir de mélanger les genres, de brouiller les pistes, la compagnie Les lendemains de la veille... propose une approche visuelle de textes d'auteurs contemporains. Sa première création, la pluie de Daniel Keene, mêle ainsi comédien, marionnettes, masques et musique. Alors qu'aujourd'hui les arts s'entrecroisent, le théâtre s'empare de la marionnette, leur démarche consiste à donner à la marionnette un statut qu'elle n'a que rarement : celui de partenaire à part entière. Partenaire sublimé parce qu'onirique, elle exprime ce qu'un comédien ne peut pas jouer et ce que le texte ne peut pas dire. La marionnette n'est pas là pour remplacer un acteur, mais elle est bien davantage qu'un « petit comédien de chiffon » : elle possède une dimension qui rappelle de manière poétique notre difficile relation avec la mort. C'est le sens de leur recherche : donner à la marionnette une place sans égale dans le théâtre d'aujourd'hui.

(avril 2006)