Prix du spectacle du VIème Prix Etudiants et Théâtre
de Xavier Durringer, mise en scène David Géry
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Jeu social, jeu de mots. Cette langue montre le désarroi de ceux qui inconsciemment savent qu'ils leur manquent quelque chose. Racine? Culture? Le droit à la parole? Jeune écriture contemporaine, langue - reflet d'un paysage français, qui porte en elle la force de nous plonger en nous-même, exclu et solitaire, en quête de partage et de vastes horizons, pour s'envoler loin, à l'extérieur de nos petites limites, de nos diverses prisons, réelles ou fictives. C'est l'histoire de six personnes que la solitude rassemble sur une place, un samedi soir, à côté d'un boîte de nuit. David Géry, jeune metteur en scène et peintre, qui met un point d'honneur à travailler dans le respect des textes qu'il met en scène, tisse les relations de ces êtres multiples, comme un peintre organise sa toile, pour nous happer rour entier dans le tableau de sa sensibilité subtile, vers le sort inexorable des personnages, en maintenant toujours ouvert le sens de l'histoire. Il s'attache avant tout à montrer l'humanité de ses personnages, et crée la vie sur le théâtre. L'espace, les volumes, les corps vivants qui s'ouvrent et se ferment les uns aux autres, sont unis dans une même énergie, une même circulation de souffle et de couleurs, pour raconter la grande humanité de gens ordinaires qui désespéremment essayent de communiquer, de se rencontrer, de s'aimer, de se haïr, de se séparer, de s'envoler, enfin d'être libre... Le décor est épuré, les silhouettes s'y découpent comme dans certaines peintures aéricaines surréalistes des années 50. Un applat d'herbe, une pente, un banc, éclair noir, cicatrice sur cette surface, qui pourrait être n'importe où. Un bout de terre dans l'espace, dans le vide, une pente entre ciel et précipice. Terrain d'envol où la vie peut s'envoler ou tomber, survivre ou mourir. Entre l'exclusion des uns qui à leur tour vont faire subir l'exclusion aux autres, entre envol et mort, entre départ et immobilité, entre apparitions et disparitions, entre vérité et secret, comment peut-on réellement partir, peut-on être libre? Deavant un cyclo qui se colore des couleurs du temps qui passe, temps subjectif et intérieur, apparaît l'essence de la violence et de la douleur de l'être humain, où malgréla solitude, le destin de l'un est relié au destin de l'autre. Vertige." Laura Koffler Création à Aubervilliers/Théâtre
de la Commune du 20 mars au 1er avril 1998.
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