Theatre de la Commune
avec
Catherine Baugué

Denis Eyriey
 
conseiller artistique
Laurent Caillon

scénographie
Fanny Belair,
Laurent Hatat
images Lucie Lahoute
musique originale
Laurent Caillon
et Teddy Lasry interprétée par Teddy Lasry
costumes Émilie Dufossé
programmeur, technicien MO
Charles Hanotte
direction technique
Olivier Floury (Préludes)
lumières
David Laurie (Préludes)
son
Martin Hennart (Préludes)
construction décor
Alain Lebeon, Thomas Ramon
équipe technique
du Théâtre de la Commune

 
 
Revue de presse

Toute la charge émotionnelle repose sur la qualité de jeu de Denis Eyriey, exprimant au plus juste les tourments intérieurs de son personnage face à Catherine Baugué, hurlante de vérité. Tendu et toujours en suspens, ce spectacle incarne cet idéal d'un théâtre d'auteur à vocation populaire. Etincelant et émouvant. À nous Paris.
Laurent Hatat a su donner une force secrète à chacune de ces douze scènes. Politis.
Un spectacle sur le fil du rasoir de la vie. Avec l'envergure des comédiens Catherine Baugué et Denis Eyriey. La Terrasse.
Les deux comédiens rendent cette mise en abîme poignante. Le Pariscope.
Les deux comédiens sont exceptionnels de sensibilité et de justesse. Exit Paris.
Du bon théâtre contemporain, à voir et à méditer. LeLittéraire.com

 

 
Dossier pédagogique

Saison 2006/07
Dissident, il va sans dire
création

de Michel Vinaver
mise en scène Laurent Hatat


© Marc Daniau
 

du jeudi 8 mars au dimanche 1er avril 2007
dates adhérents / abonnés du 8 au 25 mars
du mardi au samedi à 20h30, le dimanche à 16h
relâches exceptionnelles le dimanche 11 mars, le mardi 20 mars, et le samedi 24 mars

 

 

télécharger Real Player  > voir une vidéo
 
© CICA / real. E. Garreau
[télécharger RealPlayer]
 

Un but dans la vie il reste encore un peu de ce saucisson ?    Michel Vinaver

 
Hélène et Philippe, mère et fils, habitent ensemble, après le départ du père. Philippe, 17 ans, est un dissident de l'ordinaire, en révolte contre tout et rien à la fois, incarnant à lui seul le mal-être de tout adolescent : incapable de trouver un sens à son existence en devenir. Il dialogue au quotidien avec sa mère, Hélène, qui va et dit avec ardeur, délicatesse, discrétion, le « discours des parents ». Mais déjà, la seule présence de ces bribes de conversation rend perceptible l'attachement de l'un à l'autre, un lien que rien ne pourrait atteindre, ni le chômage de la mère, ni les débordements du monde extérieur ; un amour partagé qui laisse toujours croire à une possible fin heureuse.
Avec Dissident, il va sans dire , écrit en 1978, Michel Vinaver s'en tient au territoire d'un couple – particulier – pour annoncer avec une grande lucidité l'impact de notre société sur un foyer ordinaire. Sur scène, se joue un théâtre proche de chacun, par le langage, les gestes, les situations ; comme une balade dans la poésie des petites choses de la vie, qui en dit long sur la relation entre les êtres, et sur les codes multiples, économiques ou culturels, qui régissent leur quotidien.

 
 Intentions de mise en scène

Dissident
© Eric Legrand
 

Je vois la pièce de Michel Vinaver comme une variation, une étude intimiste sur l'univers quotidien de deux êtres esseulés, deux naufragés accrochés à leur vivre ensemble comme à un esquif qui part en miettes. Par le traitement de la langue, d'une concentration extrême, et aux répliques entrelacées, nous sommes plongés dans l'univers codifié des gens qui se côtoient depuis des années. Très loin du naturalisme – bien au contraire on pourrait presque parler de symbolisme – la pièce se construit en douze brèves séquences. Les nombreuses ellipses que la pièce propose ne nous laissent entrevoir du monde extérieur que les stigmates qu'en portent les protagonistes. L'intimité de ces deux êtres devient notre cosmos. J'aimerais que la précision du jeu des acteurs, leur douceur avec les mots, la couleur de leurs regards, la densité de leurs gestes, incarnent d'évidence cette intimité offerte. J'aimerais que nous ouvrions ce monde clos aux images étranges du fantasme, du rêve et du souvenir. J'aimerais que notre espace de jeu puisse rendre à la fois l'enfermement domestique, la cohabitation forcée et en même temps le havre, le réconfort procurés. Qu'on y découvre aussi une fenêtre ouverte sur le monde des passions, comme une inversion, une large baie qui donne sur l'intérieur. Le fragile équilibre entre le plateau et l'image se trouvera, identique à celui qui s'invente entre le son du soliste et le silence. C'est ainsi, je crois, que nous pourrons faire entendre le battement étouffé de l'amour, le voir sourdre, malgré tout, de ces vies malmenées. Laurent Hatat


Le spectacle a été créé le 8 février 2007 à la maison Folie Wazemmes/Ville de Lille.
Le texte de la pièce est publié à L’Arche Éditeur, in Théâtre de chambre, 1978.

production Cie Anima Motrix coproduction L'Hippodrome – Scène nationale de Douai, Théâtre de la Commune – Centre dramatique national d'Aubervilliers avec le soutien du Manège.Mons/CECN (programme Interreg III de l'U.E.), de la maison Folie Wazemmes/Ville de Lille et de la SPEDIDAM avec la participation artistique du JTN – Jeune Théâtre National
tournage : prise de vue Frédéric Choquet • lumières David Laurie • accessoires Fanny Belair • costumes Émilie Dufossé • avec Catherine Baugué, Denis Eyriey, Cyril Tesson-Béros, Lucien et Till
chargée de production Eugénie Tesson-Béros (Filage) chargée de diffusion Fadhila Mas (L'Esperluette) organisation Valentine Lecomte (Filage) attachée de presse pour le Théâtre de la Commune Claire Amchin • attachée de presse pour la Compagnie Murielle Richard