théâtre de la Commune

 

 

                   © Marc Daniau

costumes
Luz-Maria Cartagena
son
Jean-Yves Masson
photographies
Marinette Delanné

 
 > Rencontres
autour du spectacle

 
du 30 mai au 16 juin
dans le sas grande salle du Théâtre de la Commune - entrée libre
exposition
Marinette Delanné photographies

Pour qui aborde Kafka, le risque est grand d'être happé, sans pouvoir lui résister. Ainsi, alors que nous travaillions sur le texte de Daniel Keene, Kafka nous a envahis et nous a entraînés sur ses pas, dans «sa» Prague maudite et adorée. Et comme lui nous avons été possédés. Les photographies nées de ce
voyage «initiatique» sont donc devenues partie intégrante de notre spectacle. Puissent-elles vous embarquer au-delà de la scène... Marinette Delanné

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le dossier de presse

Le Souffle de K.
Depuis l'orchestre
de Daniel Keene
traduction Séverine Magois
mise en scène, fabrication masques
et marionnettes Alexandre Haslé
conception Compagnie Les lendemains de la veille...
 
 

du 30 mai au 16 juin 2006
du lundi au samedi à 20h30
relâches les dimanches, et le lundi 5 juin


Offre découverte Le Souffle de K.
Bénéficiez jusqu'au 10 juin d'une invitation et d'une détaxe à 11€ (au lieu de 20€)
réservation indispensable au 01 48 33 16 16
Offre valable pour 1 invitation et 1 tarif préférentiel de 11€ dans la limite des places disponibles, en indiquant seulement lors de votre réservation par téléphone auprès du théâtre la référence suivante : A09.SOUFFLE.COMM

avec Nicolas Dalban-Moreynas, Olivier Guéry,
Alexandre Haslé, Marie Lounici

    

Du 30 mai au 16 juin , en remplacement d'avis aux intéressés, un autre texte de Daniel Keene est présenté, Le souffle de K.,spectacle d'Alexandre Haslé créé en décembre 2005 à Calais.

Alexandre Haslé, qui avait accompagné Ilka Schönbein dans la première version du Roi Grenouille , a créé en 2001 au Théâtre de la Commune la pluie de Daniel Keene, un spectacle insolite et poétique. Aujourd'hui, il nous fait découvrir un texte inédit que Daniel Keene a écrit, à sa demande, sur la vie de Kafka, «ce rêveur éveillé». Comédiens et marionnettes nous embarquent pour un voyage, celui de Kafka en route vers le sanatorium de Kierling, ressaisissant par bribes, en un songe éveillé, les images de sa vie.

affiche Marc Daniau
© Marinette Delanné
 
Je me suis finalement concentré sur les dernières semaines de la vie de Kafka, les comprimant en l'espace de quelques journées imaginaires, m'inspirant pour l'essentiel des brefs « feuillets de conversation » qu'il écrivait quand il n'était plus en mesure de parler. Ces journées passent dans une espèce de brume fiévreuse ; un état mi-éveillé, mi-rêvé où le temps et l'espace se brouillent, incertains. Toute la pièce se déroule dans le train ; le voyage que Kafka entreprend à destination du sanatorium et le temps passé au sanatorium ne font qu'un. Dès l'instant où il monte à bord du train son voyage est achevé. L'image finale du texte nous montre Kafka assis à la fenêtre du train, là où il a commencé, comme si durant ces premiers moments dans le train qui le mène au sanatorium, il rêvait le temps qu'il passera là-bas. J'ai par ailleurs essayé de créer une sorte de douce urgence dans le rythme du texte, pour refléter le voyage de Kafka vers la mort ; ce fut certainement pour lui un voyage douloureux, mais aussi un voyage auquel il se résigne ou qu'il accepte, vaille que vaille. Mais il n'est jamais explicitement question de sa mort dans le texte – Kafka est comme laissé en suspens au seuil de la mort.
Daniel Keene, février 2005

 
Nous avons, avec Daniel Keene, imaginé l'ultime voyage de Franz Kafka, celui qui l'a mené au sanatorium de Kierling, l'endroit où il mourra. Ce voyage, nous ne l'avons pas voulu comme un chemin linéaire mais plutôt comme une succession d'éclats, comme les pièces d'un puzzle qui petit à petit proposeraient l'image d'une vie. Une vie rêvée par Kafka à l'heure de sa mort. Dédoublements de personnages, changements d'échelle, mises en abîme... grâce à la marionnette, au masque, à la musique et au son, les rêves (le rêve ?) deviennent possibles.
Alexandre Haslé

 
production Cie Les lendemains de la veille..., Le Channel – Scène Nationale de Calais, l'APDAV
avec le soutien de la DRAC Ile-de-France, l'ADAMI, l'Espace Périphérique et l'aide de friches théâtre urbain – L'Avant-Rue, les Têtes d'Atmosphère, Régie Système et le Théâtre des Quartiers d'Ivry. Merci à Manon Choserot, Évelyne Low, Dominique Lherminier et Gaëtan Bloon
Le spectacle a été créé en décembre 2005 dans le cadre de "Feux d'hiver" au Channel, scène nationale de Calais.
Le texte du spectacle, Le Souffle de K., paraîtra aux Éditions Théâtrales en janvier 2007 in Pièces courtes II.