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CHÈRE ELENA SERGUEIEVNA
de Ludmilla Razoumovskaïa (Editions
des Quatre Vents)
mise en scène de Didier Bezace
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"Eléna, forte des idées humanistes auxquelles
elle croit et qu'elle enseigne, au cours d'une nuit cauchemardesque,
lutte seule contre l'Histoire de son pays qui bascule vers la barbarie
moderne. Incarnée par quatre de ses élèves,
cette nouvelle barbarie bouscule l'ancienne, juge les vieilles valeurs
à l'aune de ce qu'elles ont produit : de jeunes monstres
désemparés, implacables et cruels. C'est un étrange
combat qui ne connaîtra pas de vainqueurs..."
Didier Bezace , Septembre 2003 |
"La raison pour laquelle j'ai écrit
cette pièce fut une raison assez fortuite et pragmatique.
Dans les années 80, je débutais ma carrière
d'auteur dramatique, je suivais des cours de perfectionnement d'art
dramatique, et le Ministère de la Culture m'a fait une commande.
C'était l'usage à l'époque : l'auteur signait
un contrat pour écrire une pièce sur un sujet donné.
Je ne m'étais pas particulièrement intéressée
au thème de la jeunesse, mais je ne pouvais pas obtenir de
contrat sur le sujet qui me plaisait, j'ai donc dû accepter
de signer ce contrat et de faire le sujet qui m'était commandé.
Pendant longtemps je ne savais pas quoi écrire, et puis cette
idée m'est venue. J'ai écrit la pièce en trois
mois. Le Ministère de la Culture refusa la pièce.
On a réussi à la monter à Tallin puis à
Saint-Pétersbourg. Elle eut une grande diffusion dans tout
le pays et fut mise en scène dans plusieurs théâtres.
En 1983, la pièce fut interdite. Mais après la "pérestroïka"
elle connut une seconde naissance et, ces dernières années,
elle est très populaire dans de nombreux pays
"
Entretien avec Ludmilla Razoumovskaïa, janvier
1995. |
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Une intelligence circule, ping pong brillant,
avant la mise à sac, méthodique, des espérances
des deux bords. Le Monde On
est pris, fasciné par la précision et la justesse
de ce spectacle. Du théâtre pur et simple. Le
Point Dans
le rôle d'Eléna, Sylvie Debrun est splendide, ardente,
irrécusable. Le Figaro
Entre esprit de résistance et illusions perdues,
Didier Bezace fait résonner la pièce "soviétique"
de Ludmilla Razoumovskaïa dans une mise en scène qui
tient du génie. La Croix
Fable fascinante... C'est du très
grand art, dans la virtuosité retenue, la densité,
l'antidémonstration. C'est terrible et terriblement actuel.
Le Quotidien du Médecin
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collaboration artistique et conception
musicale Laurent Caillon assistante à la mise en
scène Dyssia Loubatière scénographie
Jean Haas
lumières
Dominique Fortin costumes Cidalia da Costa assistée
de Anne Yarmola création maquillages, coiffures
Laurence Otteny création postiches Coralie Dupouy
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