Theatre de la Commune
collaboration artistique
Mary Sharp
et Britta Arste
lumières
Antonio Da Silva
régie générale
Simone Decloedt
régie lumières
Émilie Lenglet
 
   
Ilka Schönbein à la Commune

 


Dossier pédagogique

 
  
 
revue de presse
Ilka Schönbein est revenue poser sa camionnette rouge à Aubervilliers, d'où elle repart toujours, le soir après son spectacle, pour aller dormir dans la forêt. Sans doute appartient-elle à ce monde obscur, tissé d'inconscient et d'imaginaire. Aubervilliers l'avait découverte en 1999, cette artiste d'exception, venue d'Allemagne avec ses étranges et inquiétantes Métamorphoses.... Le Monde
Amateurs de masques et de marionnettes, accrochez-vous à vos fauteuils... >Télérama
Ilka Schönbein se transforme à vue - masques, bras et jambes en carton - en surmarionnette changeante. Une pincée d'humour noir et les déhanchements d'un poulet prêt à cuire sur un air d'opéra allègent, par à-coups, cette danse autour d'une enfance sans remède... > L'Humanité
Une heure vingt de grand art, d'incarnation parfaite sous les artifices et les truchements ; d'humour aussi. Une heure vingt pendant laquelle le spectateur sensible est soumis au souffle pulvérisant d'une explosion d'énergie...> Fluctuat.net

Ilka Schönbein fait partie des artistes qui ont transformé la relation que nous avons aux marionnettes. Elle a fait entrer cet art majeur du côté des spectacles qui ne s'adressent pas au seul jeune public, elle a osé s'aventurer sur des terres qui ne sont pas que joliesse et ravissement. Pourtant l'ascendant qu'exerce Ilka Schönbein sur les spectateurs n'est pas morbide ou sinistre, ­même si elle se risque dans des zones très obscures de la conscience ou de l'âme humaine. Le Figaro

Ilka Schönbein, oeuvre vivante...
L'Avant-scène théâtre
>
lire l'article
Saison 2006/07
Chair de ma chair
création

d'après Pourquoi l'enfant cuisait dans la polenta d' Aglaja Veteranyi
adaptation, mise en scène Ilka Schönbein / Theater Meschugge

affiche
© Marc Daniau 
 
 

du vendredi 12 au samedi 27 janvier 2007
dates adhérents / abonnés du 12 au 27 janvier
le mardi, le mercredi, le vendredi et le samedi à 21h, le dimanche à 16h30
relâche le lundi et le jeudi

 
avec lka Schönbein, Nathalie Pagnac
et Bénédicte Holvoote
 

 
J'ai l'habitude de m'installer partout de manière à me sentir bien.
Pour cela, je n'ai qu'à poser mon foulard bleu sur une chaise.
C'est la mer.
À côté de mon lit, j'ai toujours la mer.
Je n'ai qu'à descendre du lit pour nager.
Dans ma mer à moi, pas besoin de savoir nager pour pouvoir nager.
La nuit, je recouvre la mer avec la robe de chambre à fleurs de ma mère, pour que les requins ne me happent pas quand je vais aux toilettes
.
Aglaja Veteranyi

 
La grande marionnettiste allemande Ilka Schönbein est à nouveau l'invitée du Théâtre de la Commune, et cette saison avec deux nouvelles mises en scène, l'une pour enfants, l'autre pour adultes, un cycle qu'elle a intitulé « Mamans fatales ».
 

Ilka Schönbein
Ilka Schönbein
© Marinette Delanné
 

Le 1 er volet de « Mamans fatales », Chair de ma chair , s'inspire d'un récit mémoire d'Aglaja Veteranyi, cadette d'une famille d'artistes de cirque qui a fui la dictature roumaine pour sillonner l'Europe. Dans cet entêtant monologue, qui se penche tour à tour sur les rapports mère/enfant, la douleur de la perte, la solitude, le nomadisme, le déracinement, la narratrice tente de conjurer ses peurs d'enfant puis d'adolescente : peur que l'extravagant numéro de sa mère ne finisse mal, peur d'ouvrir la porte de la caravane et que « chez nous »s'évapore dans des pays qui sont tous à l'étranger, peur de la solitude dans un pensionnat, peur de la folie qui a déjà pris sa demi-sœur parce que le père l'aime comme une femme. Une évocation de l'enfance qui s'en va – vers des lendemains plus sombres – drôle, naïve, mélancolique, parfois tragique dans sa légèreté même, traversée çà et là par des éclairs poétiques et des éclats de rire où subsiste par-dessus tout le désir de vivre.

Comme deux soeurs qui décident de mettre en commun leur qualité d'émotion, Aglaja Veteranyi et Ilka Schönbein puisent toutes deux dans la mémoire, leur poésie et dans le dialogue avec l'enfant qu'elles furent, la quintessence des sentiments. À la magie des mots de l'une, se greffe la puissance poétique des images de l'autre.
 

 
Repères
Ilka Schönbein et le Théâtre de la Commune,
compagnonnage :
Ilka Schönbein, qui a fait ses débuts dans la rue, est une artiste sans attaches, qui vit et crée librement, au gré de la danse, du mime et de la marionnette. Depuis 1999, elle revient régulièrement, sur invitation du Théâtre de la Commune, poser sa caravane à Aubervilliers, et présenter à un public toujours plus nombreux des spectacles qui laissent traces : Métamorphoses , Le Roi grenouille I , Voyage d'hiver ou Le Roi grenouille III . On ne se lasse pas de l'univers saisissant de cette fée comédienne.

 

pour le 2e volet de « Mamans Fatales », voir Spectacles Jeune public : un froid de kronos

 
production Les Métamorphoses Singulières, Le Grand Parquet
coproduction Theater Meschugge, Arcadi avec le soutien de la Ville de Paris, de la DRAC et de la Région Ile-de-France, et de la Mairie du 18e

 
Le spectacle est créé le 12 octobre 2006 au Grand Parquet à Paris (avant-première le 24 septembre 2006 au Festival de la Marionnette à Charleville-Mézières).
Pourquoi l'enfant cuisait dans la polenta
est publié aux Éditions d'En Bas/ L'Esprit des Péninsules, 2004.