théâtre de la Commune

 

affiche Marc Daniau
collaboration artistique
Laurent Caillon
assistante à la mise en scène
Dyssia Loubatière
scénographie
Jean Haas
lumières
Dominique Fortin
costumes
Cidalia Da Costa
musique
Teddy Lasry
maquillage
Laurence Otteny
construction décor
Atelier François Devineau

équipe technique
du Théâtre de la Commune
 
 

La presse à la création
Deux acteurs taciturnes à l'humanité prodigieuse. [Didier Bezace], une exceptionnelle écoute du pouvoir secret de ses acteurs. Fascinant et terrible duo. Deux comédiens éblouissants de pudeur avec mention spéciale pour Jean-Paul Roussillon. Courez le contempler. Télérama.   Une soirée pour nous fasciner et nous hanter. Les Échos.   Au Théâtre de la Commune à lieu un évènement majeur de la dimension peut-être de la création d'En attendant Godot en 1953 (...). Chef-d'oeuvre d'une troupe. France Inter.   Un chant d'amour pour la vie des petits gens. D'une sensibilité à vif, touchant à l'intimité des êtres et des douleurs. Des acteurs fabuleux. La Croix.   Didier Bezace tient le pathétique sous contrôle. Sa mise en scène trouve l'exacte dimension plastique de la dignité des deux hommes. Le Monde.   Dans un immense décor à transformations, splendide, qui fixe les solitudes. Deux acteurs bouleversants, immenses, complices. Il est prodigieux, Roussillon. C'est cette lumineuse intelligence du monde et de sa cruauté que nous restitue Daniel Keene. Moment magnifique qui pourrait suffire à toute une saison. Un grand spectacle. Le Quotidien du Médecin.   Pièce brève d'une intensité fascinante. C'est une pièce d'amour. D'amour pur. Immense. Le Figaro

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le dossier de presse

france inter

avis aux intéressés
de Daniel Keene
traduction Séverine Magois
mise en scène Didier Bezace
 
avec Gilles Privat et Jean-Paul Roussillon  
 
création septembre 2004
 - ANNULATION -
En raison de l'état de santé de Jean-Paul Roussillon nécessitant une période de convalescence plus longue que prévue, nous sommes au regret de vous annoncer l'annulation de la reprise du spectacle avis aux intéressés de Daniel Keene qui devait être présenté dans la grande salle du Théâtre de la Commune du 10 mai au 16 juin.
  
Ce spectacle a reçu le Prix du syndicat de la critique 2005 pour la meilleure "scénographie / lumière". Gilles Privat a été nominé pour le Molière 2005 du meilleur second rôle pour son interprétation du fils.
 
    

 

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Ils sont chez eux puis dehors dans la ville, puis à nouveau chez eux et puis dehors encore : le vieil homme parle à son fils de quarante ans qui ne lui répond pas ou si peu. Parviendront-ils, au cours de ces cinq journées, à se dire ce que les circonstances rendent nécessaire ?
Daniel Keene se fait ici le complice pudique d'un duo où le silence et les mots font jeu égal.
 

  Le père
Tu te souviens de la fonderie ? tu te souviens des fourneaux et du métal qu'en sortait tout brûlant ? tu trouvais ça bien tu riais on embauchait toujours de bonne heure on était comme des forgerons de l'ancien temps quoi à travailler ce métal tout chaud je t'emmenais par le train on faisait tout le voyage dans le noir je n'avais pas honte de toi je me fichais de ce qu'ils disaient ils disaient rien je leur faisais tous pitié pas moi c'est toi qui me faisais pitié plus maintenant tu es comme tu es
    Daniel Keene, avis aux intéressés - extrait -
    Editions THÉÂTRALES

 

Jean-Paul Roussillon,  Gilles Privat  
C’est sous l’emblème du lien que nous avons créé au début de la saison dernière avis aux intéressés de Daniel Keene. Lien : ce qui nous attache, nous relie, nous emprisonne, nous retient. Je me souviens avoir entendu Daniel me dire que sa pièce s’était construite sur son désir d’explorer la
dépendance et son paradoxal retournement.
Didier Bezace, mai 2005   > > Lire la suite

 
avis aux intéressés est une pièce inhabituellement courte pour une œuvre dramatique. Elle est cependant d'une intensité comparable à celle qu'on ressent parfois à la lecture d'une nouvelle : on est saisi par la brièveté de l'œuvre - quelques pages - et la force qui s'en dégage.
La pièce tient à la fois du conte, du fait divers et du poème tragique.
Du conte parce que les deux personnages - un père et son fils - sont soumis à une "épreuve" et que celle-ci est révélatrice au sens où elle met au jour malgré les apparences la nature profonde de leur relation: l'amour. Cette découverte rédemptrice constitue le vrai dénouement de la pièce, même si la mort en est l'issue finale. Ce qui la rapporte au fait divers c'est que le genre de situation dont il est question semble appartenir à la banalité de l'existence : ces deux hommes sont à la marge, on passe à côté d'eux sans rien savoir de leur épreuve, la vie les ignore et cependant leur histoire est extraordinaire. Le temps joue son rôle dans cette affaire, ce père n'a que quelques jours devant lui pour atteindre l'objectif qu'il s'est fixé, il s'y emploie avec la ténacité d'un homme qui affronte le destin. Enfin, le silence et la solitude sont la matière même d'où émerge la parole : tout ce qui est dit doit être dit, fatalement.
Il reste que dans le regard que porte Daniel Keene sur notre humaine monstrueuse condition, il y a une tendresse qui nous permet encore de sourire.
    Didier Bezace, juin 2004

 

    Pourquoi des pièces courtes
Les pièces de ce livre m'ont soutenu et m'ont éprouvé. C'est par elles que j'ai redécouvert le théâtre. Elles sont mon dialogue avec la réalité du théâtre et le théâtre de la réalité. Elles sont mes " pressions à froid ".
Je pense à elles comme à des poèmes. Peut-être sont-elles des poèmes récalcitrants, incertains de leur naissance et pourtant confiants dans leur être.
Mes quatuors à cordes.
Quand vous écoutez un quatuor à cordes vous pouvez souvent entendre le souffle des instrumentistes.
En règle générale je préfère les quatuors aux symphonies. Dans un quatuor la contribution de chaque instrument peut être clairement entendue et peut-être comprise. Le possible dialogue entre les instruments peut être extrêmement subtil, infiniment complexe ; ou il peut s'agir de la forme la plus élémentaire d'appel et de réponse. Ce dialogue est, par essence, théâtral. Quand ils se conjuguent pour rendre une seule " voix ", les instruments du quatuor peuvent créer un son à nul autre pareil, faire à la fois l'effet d'une tempête piégée dans une bouteille et du tumulte chaotique déchaîné depuis un champ de bataille. Cette puissance dramatique, son urgence, cette densité lyrique est ce qui me porte vers les quatuors. Pourtant ce qui en dernier ressort fait que je continue à les écouter, c'est leur échelle. Leur échelle est humaine. Je ne saurais la décrire autrement. Pour moi les " drames " des quatuors sont des drames humains ; dans les complexités qu'ils inspirent et les réponses qu'ils exigent réside la matière de notre condition mortelle.
    Daniel Keene, Pièces courtes - extraits de l'introduction
    Éditions THÉÂTRALES, mai 2001

 
Le spectacle a été créé
au Théâtre de la Commune, le 15 septembre 2004.
Le texte de la pièce
est publié aux Éditions THÉÂTRALES.