| revue de presse |
| Un très insolite moment de théâtre. Où l'on se prend à penser et regarder à la fois, entre gravité et légèreté. Des images saisissantes, des acteurs savoureux, quand le théâtre vous mène sur les chemins buissonniers… Télérama Une fascinante cérémonie. On est envoûté. C'est délicat, bref. Sérieux comme un jeu d'enfant. A voir pour réfléchir et rêver en même temps. Le Figaro Un trésor signé Ezéquiel Garcia-Romeu, le magicien. (D'une) fine et étrange beauté ce "Faust" (…) avec de sublimes marionnettes et des acteurs dont Hervé Pierre, gourmand bricoleur et croqueur de mots. Le Nouvel Obs Une réinterprétation du mythe faustien pleine d'humour et de magie. Un spectacle joliment inventif. Les Inrocks |
production Théâtre de la Massue, Théâtre de la Manufacture – CDN de Nancy Lorraine, Théâtre de la Commune – CDN d'Aubervilliers, Scène Nationale de Sénart avec la participation artistique du Jeune Théâtre National avec le soutien de Ex Machina et La Caserne Dalousie, de l'Université de Laval de Québec, de LILLE 2004 avec l'aide de l'AFAA, de la Villa Médicis Hors-les-Murs et du Centre National du Cinéma
Le Théâtre de la Massue est conventionné par la DRAC PACA, aidé par le Conseil Régional PACA, le Conseil Général des Alpes-Maritimes et la Ville de Nice.
Le spectacle est créé le 4 mars 2008 au Théâtre de la Manufacture.
| Dossier pédagogique | |
| Saison 2007/2008 Raison, déraison |
| Anagrammes pour Faust |
création
librement adapté de Monsieur Teste de Paul Valéry
et de L'Invention de Morel d'Adolfo Bioy Casarès
avec des textes d'Ézéquiel Garcia-Romeu
mise en scène et scénographie Ézéquiel Garcia-Romeu
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© CICA / Eric Garreau | télécharger RealPlayer
Postulat de départ : les objets du quotidien – cendriers, brosses à dents, rouleaux de papier toilette, etc – aspirent comme quelques-uns d'entre nous à la vie éternelle. Ce n'est pas sans nous rappeler un certain Faust qui vendit son âme au diable en échange de l'immortalité.
Parmi toutes les histoires que ce mythe a nourries, Ezéquiel Garcia-Romeu imagine la sienne en s'inspirant de L'Invention de Morel d'Adolfo Bioy Casarès, grand ami de Borges, où une caméra anthropophage vole l'âme de quelques «élus» rendant ainsi permanente l'illusion de leur vie et de Monsieur Teste de Paul Valéry qui s'inventa un double fictif à jamais vivant.
Au fil d'un monologue où comédiens et objets se donnent la réplique, on part à la rencontre de ce Faust multiple – à recomposer. Notre imagination déambule sur un plateau intemporel transformé en un véritable atelier prométhéen où l'on s'active à fabriquer la vie. Celle-ci s'incarne avec poésie dans toute chose. On est pris comme dans une boîte magique, boîte de Meccano qui a à voir avec l'enfance, où l'on joue avec la matière, les sons, les images. Le Malin en personne s'invite à la table de ce laboratoire utopique : il vient lui aussi réclamer son reste de supplément d'âme…
Les installations protéiformes d'Ezéquiel Garcia-Romeu, allant du théâtre d'objets à la vidéo, plongent le spectateur dans des fragments d'ailleurs, fascinants. Un doux délire faustien en perspective, beau à regarder et à méditer. Une élévation de l'âme sur jeu de savant fou, à la recherche d'un peu d'éternité…


Photos : Eric Didym
Ézéquiel Garcia-Romeu a voyagé de par le monde avec ses installations (Aberrations du documentaliste, La Méridienne, Micromégas...). Elles plongent le spectateur dans des fragments d'ailleurs, fascinants, irracontables, inoubliables et par-dessus tout poétiques. Un doux délire en perspective, beau à regarder et à méditer. Une élévation de l'âme sur jeu de savant fou.
>> ezequiel-garcia-romeu.com
Repère
Modeste, Ézéquiel Garcia-Romeu se qualifie de bricoleur, parle du plaisir qu'il prend à « fabriquer ». Atypique, ce natif de Buenos Aires est venu en France à l'âge de 8 ans, a quitté l'école pour le Conservatoire de Nice et l'amour de la guitare, les a délaissés à leur tour en 1984 pour la marionnette, travaillant au passage comme décorateur pour les musées et le cinéma. Curieux, il s'est formé à la mise en scène auprès de Jean-Pierre Vincent ou de Marc-Vincent Howlett. Inclassable, il a même monté des opéras dont Didon et Énée de Purcell…
Il y a toujours du mystère dans les propositions d'Ézéquiel Garcia-Romeu, que partagent des acteurs et des marionnettes, des poupées souvent minuscules qui imposent le pouvoir énigmatique et donnent aux représentations un supplément d'étrangeté enivrant. Jeu avec l'illusion, le faux-semblant, la pénombre et la lumière. On est pris dans une boîte magique, boîte qui a à voir avec l'enfance. Trappes imperceptibles, voyage d'objets. Son. Voix qui se répondent… Les spectacles d'Ézéquiel Garcia-Romeu ne ressemblent à rien de ce que l'on connaît et on ne les oublie jamais. Ce sont des bijoux de délicatesse, des objets rares et précieux, qui font appel à tous les arts de la scène. Le Figaro, 2004. Rien de plus facile que de se transporter sur la planète habitée par Ézéquiel Garcia-Romeu. Il suffit d'abord d'abandonner l'esprit de sérieux et la manie du classement. Ses spectacles ne dispensent en aucune façon de se prémunir d'une bonne dose d'esprit d'enfance, cette aptitude à l'émerveillement, qui est en elle-même production poétique. L'effet de magie est toujours garanti. La Croix, 1999.