Tout ce qui nous reste de la révolution, c’est Simon

dramaturgie et mise en scène collectives du

Collectif L’Avantage du doute

avec Simon Bakhouche, Mélanie Bestel, Judith Davis, Claire Dumas et Nadir Legrand

Derrière ce titre joliment énigmatique, Mai 68 nous sourit avant d’être happé par la jeunesse du siècle présent. Sur le plateau : Simon, 60 ans, témoin clé de l’Histoire, héros malgré lui, est posé distraitement sur un canapé rouge ; autour de lui, qui l’apostrophent, soliloquent, monologuent, trois jeunes femmes, trois trentenaires. Elles veulent en découdre avec cette Révolution, portée haut comme le modèle indépassable dont elles sont les enfants. Que faire de cet héritage ? Qu’en reste-t-il d’ailleurs ? Dans ce constant aller et retour entre hier et aujourd’hui, où l’on crie, pleure, rit, notre société, à bout de forces collectives, est mise à l’épreuve, notre engagement politique aussi. Sur la route des utopies perdues, les slogans ont peut-être disparu mais le désir de se connaître, de comprendre, et pourquoi pas d’espérer plus de justice, se révèle intact.

Revue de presse: 

Que reste-t-il de Mai 68 ? Au moins un spectacle réussi ! Le Monde. C'est formidablement juste et troublant. Rue89. La question de l'héritage a du bon quand on la pratique de façon aussi iconoclaste, et aussi drôle. C'est mis en scène et joué à la perfection. Théâtre du blog. Tout sonne juste. C'est si criant de vérité. Libération. C'est incisif, drôle et cruel. Les comédiens nous emportent avec délice dans cette conversation débridée et joyeuse. L’Humanité. L’énergie, la fantaisie et l’humour des comédiennes finiraient presque par redonner espoir en l’époque. lemonde.fr.