La vieille et la bête

À mon père

conception

Ilka Schönbein

Theater Meschugge

avec Ilka Schönbein, Alexandra Lupidi musicienne, Simone Decloedt
régie générale et Anja Schimanski régie lumières

video
vidéo © CICA / Eric Garreau

Depuis 1997, le Théâtre de la Commune a présenté toutes les créations d’Ilka Schönbein. La vieille et la bête, joué en décembre dernier, n’a pu accueillir tous ceux qui souhaitaient voir ce spectacle: il fallait le reprendre, même pour quelques représentations exceptionnelles. Cette artiste inclassable a encore une fois touché les gens au plus profond de leurs rêves, comme en témoignent les nombreux courriers que nous avons reçus: J’ai eu envie d’envoyer un texto pour remercier la personne qui m’avait conseillé de voir ce qui n’est pas un spectacle mais quelque chose de moi, de vous, de nous, ouvert et mis sur la tranche. J’ai pensé écrire «Magique ! Magnifique !». Anonyme. Ce ne sont pas les marionnettes qui m’ont fait pleurer, c’est la vie. J’ai vu un spectacle de deux heures, mais en fait j’ai vu passer quatre-vingt cinq ans d’une existence. Souad M.

Pour La vieille et la bête, tout est parti d’une rencontre invraisemblable, celle d’Ilka Schönbein et d’un petit âne qu’elle sauva des eaux. Sa mère, la reine, l’y avait jeté; il n’était pas digne d’elle. L’artiste s’interroge. «Que faire de cette pauvre bête orpheline ? D’un équidé, un compagnon de scène ? Et de mon camion, une écurie ?» La réponse – comme cette folle histoire – lui vient des contes qu’elle s’approprie, en tête celui de L’âne qui savait jouer du luth. Du luth donc, Ilka apprend à son âne, pendant un an. Vient le temps de la route, d’une nouvelle création, L’âne qui joue du luth. Les répétitions sont vite interrompues par la visite de la Faucheuse en personne: le père d’Ilka se prépare au grand départ, il faut aller le saluer...

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lumières Sébastien Choriol et Anja Schimanski / assistants à la mise en scène Britta Arste, Romuald Collinet et Nathalie Pagnac / création musique Alexandra Lupidi

Revue de presse: 

À chaque représentation, Ilka Schönbein met K.-O. les spectateurs. Sa frêle silhouette et les moyens rudimentaires mis en jeu pour réinventer des contes défaits par la désinvolture des ans, sa manière à peine impudique de nous montrer les changements à vue et la mise en place des accessoires magnifient l’engagement total d’une interprète hors du commun. Télérama.