Banquet Shakespeare

d’après Shakespeare notre contemporain de

Jan Kott

et les tragédies de
William Shakespeare
Théâtre de la Massue / Artiste associé
mise en scène

Ezéquiel Garcia-Romeu

Création

avec Christophe Avril, Ezéquiel Garcia-Romeu et Odile Sankara

LA REINE MARGUERITE : J’avais un Edouard : un Richard l’a tué ! J’avais un Henry : un Richard l’a tué. (À la Reine élisabeth) Tu avais un Edouard : un Richard l’a tué. Tu avais un Richard : un Richard l’a tué !
LA DUCHESSE D’YORK (à Marguerite) : J’avais un Richard aussi, et tu l’as tué !
William Shakespeare, Richard III, IV, 4

Une histoire vieille comme le monde : l’ascension au trône, un chemin vers la couronne égrené de cadavres. Les rois se confondent, leurs vies, leurs prénoms aussi – Richard, Henry, édouard, pour n’être plus qu’un, l’archétype du roi plongé dans la nuit noire du pouvoir où toujours se répète le même drame : la nécessité du crime. L’Histoire fait boucle, telle est la lecture transversale de ces tragédies que propose Jan Kott dans son livre Shakespeare notre contemporain.
Dans le récit qu’en fait Odile Sankara, se réveille d’un profond sommeil la quête de ces rois, jouée et rejouée, confrontée aux apparitions intrigantes et facétieuses de personnages venus d’ailleurs et bien sûr des mots du Maître Shakespeare.

Assise à un pupitre faiblement éclairé, au bord d’un dispositif circulaire en forme de cratère, une femme nous attend. Elle semble avoir subi le contre-effet de l’obscurité à laquelle elle se cantonne depuis si longtemps. Le lieu, c’est le sien, son théâtre rond comme le « Globe » de Shakespeare ou comme le cirque d’un musée. Il n’est pas à notre échelle mais à celle des personnages qui, guidés par la narration du texte de Jan Kott, viendront revisiter les lieux du crime, c’est-à-dire le plateau de ce petit théâtre en bois, constitué par le fond du cratère. Ezéquiel Garcia-Romeu et Laurent Caillon

Et voici que de plus en plus, par-delà les traits individuels des rois et des usurpateurs, se dégage des chroniques l’image du Grand Mécanisme. Un grand escalier que monte sans trêve un cortège de rois. Chaque marche, chaque pas vers le faîte est marqué de meurtre, de parjure et de trahison. Chaque marche, chaque pas vers le sommet rapproche du trône, ou le consolide. La dernière marche n’est plus séparée de l’abîme que d’un pas. Mais l’escalier est toujours le même.
Jan Kott, Shakespeare notre contemporain

collaboration artistique et dramaturgie Laurent Caillon / scénographie et lumières Ezéquiel Garcia-Romeu et David Pasquier / machinerie et marionnettes Christophe Avril, Ezéquiel Garcia-Romeu et Odile Sankara / peintres décorateurs Claudia Andrea Mella Diaz et Christophe Avril

Revue de presse: 

Précipitez-vous au Théâtre de la Commune, à Aubervilliers, où se joue ce Banquet Shakespeare qui est un vrai festin théâtral. Le Monde

Ezéquiel Garcia-Romeu rejoue les tragédies noires de Shakespeare. Un monde de souffles théâtraux et de troubles poétiques. Magnifique. La Terrasse

On a le sentiment d'être au Globe et de voir naître les pièces du grand Shakespeare. Envoûtant et plein d'esprit ! Le Figaroscope