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Opium
librement inspiré des Paradis artificiels de Charles Baudelaire
adaptation Marion Bottolier et Ezéquiel Garcia-Romeu
mise en scène Ezéquiel Garcia-Romeu
avec Redjep Mitrovitsa et Ezéquiel Garcia-Romeu
Je veux prouver que les chercheurs de paradis font leur enfer. Charles Baudelaire
Le comédien Redjep Mitrovitsa porte avec une belle humanité la voix du grand poète qui rend compte d’un siècle où les opiacés se consommaient librement, avec l’illusion d’une créativité décuplée. Les Paradis artificiels tentent de démasquer l’opium et ses lendemains de fête terribles, avec pour sujet d’étude Thomas de Quincey, dont les Confessions d’un mangeur d’opium anglais inspirèrent Baudelaire. Dans la pénombre de la scène, au fil d’une langue à la poésie rare, rythmée pourtant de mots sans appel, Ezéquiel Garcia-Romeu, maître marionnettiste, offi cie discrètement pour créer autour de la marionnette de Thomas de Quincey des tableaux impressionnistes où de précieuses poupées s’affairent avec langueur, comme autant d’ultimes tentations d’un rêve d’ailleurs. Une peinture sensuelle et sulfureuse d’une quête d’absolu, sans retour.
Il est des jours où l’homme s’éveille avec un génie jeune et vigoureux. […] Ce qu’il y a de plus singulier dans cet état de l’esprit et des sens, que je puis appeler paradisiaque, si je le compare aux lourdes ténèbres de l’existence commune et journalière, c’est qu’il n’a été créé par aucune cause bien visible et facile à définir. […] Cette acuité de la pensée, cet enthousiasme des sens et de l’esprit, ont dû, en tout temps, apparaître à l’homme comme le premier des biens : c’est pourquoi, ne considérant que la volupté immédiate, il a cherché […] les moyens de fuir, ne fût-ce que pour quelques heures, son habitacle de fange, et d’emporter le paradis d’un seul coup. Hélas ! Les vices de l’homme contiennent la preuve de son goût de l’infini ; seulement, c’est un goût qui se trompe souvent de route. Charles Baudelaire
collaboration artistique Laurent Caillon • collaboration et supervision technique Jean-Pierre Laporte • marionnettes et accessoires Ezéquiel Garcia-Romeu assisté d’Olivier de Logivière et Andréa Mella Diaz • construction décor Théâtre National de Nice • images numériques et captation vidéo Frédéric Maire
Deux poètes de la scène au service de Baudelaire. Le soin méticuleux du dispositif, la précision de la diction de cet interprète rare composent un spectacle précieux. Un exercice rare... lire la suite Le JDD. [Sont réunis sur scène] Redjep Mitrovitsa, interprète d’exception, à la voix prenante, très douce et très ferme, restituant les mille et une nuances d’un récit aux articulations fi nes, [et] Ezéquiel Garcia-Romeu, grand artiste qui possède son univers et a élaboré un art exceptionnel qui lie le jeu, les grands textes et un théâtre d’objets, de marionnettes d’une délicatesse bouleversante. Ce qui est beau et subjugue, ici, c’est l’instant. Le texte, la voix et la présence de Redjep Mitrovitsa, son regard, les choses que l’on croit voir, mais l’on n’est jamais certain d’avoir vu. Ce sont les mouvements, les silences, c’est la présence aussi d’Ezéquiel Garcia-Romeu, qui, un moment, apparaît. C’est ce spectacle unique et précieux, Opium. Le Figaro. Redjep Mitrovista a la voix grave et limpide, il nous fait pénétrer dans les abysses d'une âme transformée par l'opium. Télérama TT. Une heure de théâtre hautement qualifiée... lire la suite Rue89. Le sentiment qui domine est la fascination. Ezéquiel Garcia-Romeu nous offre un spectacle de qualité placé sous le signe de l’envoûtement... lire la suite LE MAGAZINE.INFO. Oh les beaux rôles... lire la suite Télérama sortir





